Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Bienvenue sur le blog de la Clinique Amis-Maux Québec!

Bienvenue sur le blog de la Clinique Amis-Maux Québec!

Vous trouverez ici des conseils, trucs et articles gratuits d'experts en santé : psychologues, neuropsychologues, hypnologues, orthophonistes, orthopédagogues, ergothérapeutes, sexologues et travailleurs sociaux.

Publié le par Clinique Amis-Maux
Publié dans : #Chroniques d'une psy pas compliquée
Un enfant sur 10 souffre d'anxiété.  Amis-Maux vous propose comment mieux les aider...

Un enfant sur 10 souffre d'anxiété. Amis-Maux vous propose comment mieux les aider...

La peur au ventre

Vous voilà enfin arrivés au boulot. La routine du matin a encore une fois été difficile pour votre enfant. Pleurs, questions interminables sur votre emploi du temps de la journée, questionnements sur qui viendra le chercher et à quelle heure... Et tout ça s'est terminé entre les pleurs de votre enfant qui se plaint de maux de ventre et l'explosion de votre colère. Vous arrivez au travail et vous êtes brûlé...  Vous ne comprenez pas ce qui lui arrive. Vous êtes inquiets, pris entre la culpabilité de vous être choqué et l'incompréhension de se qui se passe. Pourtant tout allait bien. Il a commencé sa 1e année il y a quelques mois et il semblait bien s'adapter. 

 

Il est 10h40, vous recevez un téléphone. C'est encore la secrétaire de l'école...Votre enfant se plaint de maux de ventre (encore... c'est la 3e fois en deux semaines).  Vous devez aller le chercher. 

Inquiet, vous vous rendez chez le médecin.  Après avoir attendu 3 heures au «sans rendez-vous», vous avez un diagnostic... Votre enfant n'a rien... Enfin... rien de physique sauf que votre médecin vous parle d'anxiété et vous suggère de faire rencontrer votre enfant par un psychologue... 

 

QUOI ???  De l'anxiété ???  Chez les enfants ???  C'EST IMPOSSIBLE !!!

 

Et bien oui, c'est possible. Dans ma pratique privée, il s'agit du trouble que je rencontre le plus chez les enfants.

 

 

L'anxiété est-elle normale ?

Dans une certaine mesure, l'anxiété est normale chez les enfants.  Il s'agit en fait d'une réaction saine face à un danger.  Cette capacité qu'a l'enfant de reconnaître un danger lui permettra d'adapter ses comportements lorsque son intégrité sera réellement menacée.

 

Certaines peurs sont fréquentes et normales chez les enfants, par exemple: les monstres, les cauchemars, les bruits forts, les nouveaux lieux et les nouvelles personnes.  On a tous au moins une anecdote à raconter sur un enfant qui a eu peur du Père Noël!

 

Et bien que ces peurs engendrent des symptômes d'anxiété comme l'augmentation du rythme cardiaque, les maux de ventre et les pleurs, elles finissent par passer assez rapidement lorsque le parent réussit à rassurer son enfant sur ce qui lui fait peur.

 

 

Quand s'inquiéter ?

Selon l'Hôpital de Montréal pour enfants, il est important d'intervenir lorsque l'anxiété est telle qu'elle:

  • nuit aux activités familiales
  • empêche l'enfant de se faire des amis
  • perturbe les habitudes de sommeil
  • devient une excuse pour ne pas aller à l'école
  • mène à un comportement compulsif
  • mène à des peurs ou des phobies extrêmes.

 

 

Manifestations de l'anxiété

L'anxiété chez les enfants se présente sous la même forme que chez les adultes.  Elle inclut:

  • Les palpitations cardiaques
  • La pression sanguine élevée
  • Les tremblements
  • Les douleurs thoraciques
  • Les difficultés respiratoires
  • Les sueurs abondantes
  • Les nausées
  • Les étourdissements
  • Les maux de tête
  • Les maux d'estomac
  • La perte d'appétit ou l'augmentation soudaine de l'appétit
  • La sensation d'avoir une boule dans la gorge et/ou au plexus solaire
  • Les pleurs.

 

 

Des exemples...

Vous vous dites que j'exagère certainement... Qu'un enfant ne peut ressentir ces symptômes... Détrompez-vous. 

 

J'ai reçu plus d'une fois en thérapie des enfants capable de reconnaître qu'ils sont aux prises avec une grande majorité de ces symptômes.  Je me rappelle encore ce garçon de 9 ans, le visage en sueur, les mains mouillées, qui tremblait et qui avait le cœur qui battait comme s'il venait de donner la performance sportive de sa vie...  Sa peur ?  Allez rejoindre son nouveau groupe au camp d'été. 

 

Ou encore cette jeune fille, en pleurs, qui disait avoir mal au ventre, qui hyper ventilait et qui tremblait... Sa peur ?  Qu'il arrive un grand malheur à son frère (kidnapping, disparition, mort). 

 

Vous souhaitez d'autres exemples ?  Certains enfants ressentent ces symptômes devant un examen ou une performance sportive, lorsqu'ils sont dans un nouvel environnement, lorsqu'ils sont en face d'un chat ou d'un chien.

 

 

Causes associées à l'anxiété

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte lorsqu'il est question d'anxiété. Voici quelques causes:

  • Le tempérament (génétique): Certains enfants sont plus renfermés que d'autres et ont un tempérament inhibé.  Ils sont plus introvertis et plus calmes que la moyenne. Ils semblent timides, pleurent souvent et semblent s'adapter moins bien à toute nouveauté.
  • Les événements de la vie: Si un enfant est victime ou témoin d'un événement traumatisant, il pourrait développer un trouble anxieux surtout s'il a un tempérament inhibé.
  • Les attitudes parentales:  Parfois, sans le vouloir, les parents transmettent à leurs enfants leurs propres peurs et anxiété. La surprotection parentale en est un bon exemple.  En surprotégeant leurs enfants, les parents donnent le message à leurs enfants que le monde extérieur est dangereux et qu'ils ne sont pas outillés pour y faire face.  J'en parle d'ailleurs dans le texte «Le Combat de boxe» publié récemment sur le blog de la Clinique Amis-Maux. Et à l'inverse, les parents négligents exposeront leurs enfants à des accidents/situations où leur sécurité sera compromise.
  • Déséquilibre de la chimie du cerveau: Selon certaines recherches, un déséquilibre dans la gestion, par le cerveau, de certains neuro-transmetteurs pourraient être à l'origine de certains troubles anxieux.

 

 

4 conseils pour aider notre enfant

Heureusement, il est possible d'aider avec succès les enfants souffrant de troubles anxieux. 

D'abord, nous avons, comme parent, un rôle essentiel à jouer... 

1) Écouter notre enfant, prendre le temps d'entendre son émotion, lui faire parler de ses peurs.

* L'important c'est de ne pas minimiser celles-ci lorsque ses réactions sont excessives et nuisent à son développement.

 

2) Rassurer notre enfant, l'aider et l'encourager à affronter ses peurs, encourager l'effort et lui faire part de notre confiance en lui.

*Il est prouvé qu'un enfant évoluant dans un milieu stable avec un soutien affectif quotidien, et dans lequel ses deux parents, même si séparés, ne vivent pas de conflits majeurs, diminuera (sans les rendre nulles) ses chances de vivre de l'anxiété.

 

3) Être un modèle de gestion saine de nos propres peurs. L'enfant nous imite encore plus qu'il ne nous écoute. S'il nous voit sans cesse anxieux, il risque fort de le devenir...

* "Ce que tu fais parle si fort que je n'entends pas ce que tu dis."

 

4) Si tout ça ne fonctionne pas et que l'anxiété perdure dans le temps, il serait alors important de consulter un professionnel, tel un psychologue pour régler ces difficultés.  Plusieurs traitements sont alors possibles dont ceux de l'approche cognitive-comportementale qui fonctionnent habituellement très bien. 

 

 

 

Chez Amis-Maux, les animaux aident les intervenants à créer une atmosphère chaleureuse, paisible et propice à la thérapie...

Chez Amis-Maux, les animaux aident les intervenants à créer une atmosphère chaleureuse, paisible et propice à la thérapie...

Approches privilégiées chez Amis-Maux

Une détection précoce et un traitement rapide permettra à l'enfant de se libérer de ses peurs et ainsi développer son plein potentiel. 

 

Souvent, une approche globale sera nécessaire lorsque la dynamique d'anxiété est bien ancrée dans la famille.  Par exemple, lorsque le parent est surprotecteur ou de type anxieux, il est alors essentiel d'aider le parent à gérer ses propres peurs pour pouvoir aider l'enfant à se défaire des siennes. 

 

Chez les enfants, la participation d'animaux tel que nous le faisons à la Clinique familiale Amis-Maux devient une source de réconfort et d'apaisement.  L'enfant, dont les défenses sont abaissées, devient alors beaucoup plus disponible à la thérapie et à la guérison.


 

À bientôt !

 

JeanneElise

Auteure des Chroniques d'une Psy pas compliquée ! sur le blog d'Amis-Maux

 

Jeanne Elise Gagnon, M.Ps., M.Sc., est psychologue clinicienne et organisationnelle à la Clinique familiale Amis-Maux auprès d'enfants, d'adolescents et d'adultes.  Formatrice et conférencière, elle se déplace en entreprise pour offrir du coaching aux gestionnaires, de la médiation, des formations et des animations selon les besoins des clients.

 

Texte édité pour le blog Amis-Maux par Valérie Gosselin, M.Ps., psychologue et fondatrice d'Amis-Maux.

Commenter cet article

Faites une demande 24h/24, 7jrs/7

Articles récents

Visitez le site Internet de Valérie Gosselin, M.Ps., psychologue, conférencière et fondatrice d'Amis-Maux!

Hébergé par Overblog